Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs Plan du site Pour nous joindre Portail Québec À propos du site Recherche

Indice de la qualité de l'air (IQA)

Les polluants


L'ozone (O3)

Nature et description

L’ozone est un gaz dont les molécules sont formées de trois atomes d’oxygène (O3). Il est instable et réagit facilement avec d’autres gaz. On le trouve à l’état naturel à plusieurs niveaux de l’atmosphère. À très haute altitude, il nous protège des rayons nocifs du soleil en absorbant une bonne partie du rayonnement ultraviolet. Près du sol, il peut être nuisible pour la santé et l’environnement lorsque les concentrations sont élevées. Il devient alors un des principaux composants du smog.

En général, les concentrations élevées d’ozone surviennent l’été, par temps chaud et ensoleillé. Quotidiennement, les concentrations les plus élevées s’observent en fin d’après-midi.

L’ozone est un polluant qui peut voyager loin. Les périodes où les concentrations d’ozone sont élevées peuvent persister de quelques heures à quelques jours, selon les conditions météorologiques.

Sources d’émission

L’ozone n’est pas émis directement dans l’air. Il résulte plutôt de la transformation photochimique de polluants précurseurs : les oxydes d’azote et les composés organiques volatils. Ces polluants sont produits en grande quantité par des activités humaines comme le transport, les industries ou le chauffage. Étant donné que la vallée du fleuve Saint-Laurent est un corridor naturel qui draine les masses d’air depuis le centre du continent, les niveaux d’ozone au Québec sont en partie imputables aux polluants émis aux États-Unis et en Ontario, dans la région des Grands Lacs. Les émissions provenant des villes québécoises, notamment celles de la région de Montréal, contribuent aussi à augmenter de manière importante, en relation avec certaines conditions météorologiques, les concentrations d’ozone observées au Québec.

Effets sur la santé et l’environnement

L’ozone est un oxydant qui, à forte concentration, irrite le nez, la gorge, la peau et les yeux. Sur de courtes périodes d’exposition, il peut provoquer la toux, des maux de tête ou des difficultés respiratoires causées notamment par une constriction des bronches et des bronchioles. L’ozone pourrait aussi causer un affaiblissement des mécanismes de défense et, par conséquent, une augmentation des infections. Les concentrations d’ozone dans l’air sont associées à l’augmentation des hospitalisations et des visites à l’urgence pour des problèmes respiratoires. Les sportifs et les enfants peuvent être davantage affectés par l’ozone à cause de l’intensité de leurs activités et des longues périodes de temps qu'ils passent à l'extérieur. Les vieillards ou les personnes souffrant de maladies respiratoires peuvent constater une aggravation de leurs symptômes. En plus, les épisodes de forte concentration d’ozone sont souvent associés à une chaleur accablante, ce qui peut augmenter la vulnérabilité des personnes sensibles à la pollution. À long terme, on pourrait voir apparaître une réduction permanente des fonctions pulmonaires chez les adultes exposés.

L’ozone peut aussi causer des dommages à la végétation et nuire au rendement des cultures.

Les particules fines (PM2,5)

Nature et description

Les particules fines désignent les poussières et les gouttelettes microscopiques qui flottent dans l'air et dont le diamètre est de moins de 2,5 micromètres (PM2,5). Leur composition dépend de leur origine, de la saison et des conditions atmosphériques. Les particules fines se composent surtout de sulfates, de nitrates, de carbone, de substances organiques, de minéraux provenant du sol et de métaux.

Les particules fines peuvent voyager loin. Elles s’observent en milieux rural et urbain, et ce, tout au long de l'année. Elles sont un des principaux composants du smog.

Sources d’émission

Les particules fines sont principalement générées par le chauffage au bois (47,5 %), l’industrie (32,6 %),  et le transport (17,1 %). Les particules se forment aussi dans l’air par réaction chimique à partir de polluants précurseurs comme les oxydes de soufre et d’azote. Les sources à ciel ouvert comme les feux de forêt, l’érosion des matériaux et du sol, les carrières et les sablières, les activités agricoles et les éruptions volcaniques émettent aussi des particules fines dans l’atmosphère.

Les sources de particules fines (PM 2,5) au Québec en 2000 (1)

Les sources de particules fines (PM 2,5) au Québec en 2000

(1) Excluant les sources à ciel ouvert comme les feux de forêts, les activités agricoles, l'érosion et les éruptions volcaniques.

Source : Environnement Canada, Inventaire national des rejets de polluants,2004.

Effets sur la santé et l’environnement

En raison de leur petite taille, les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 µm pénètrent profondément dans le système respiratoire et peuvent s’y déposer. De courtes expositions peuvent provoquer de la toux, des irritations et des inflammations des bronches. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement sensibles aux effets des particules fines de même que les personnes souffrant d'asthme, de pneumonie, de bronchite, d'emphysème ou d’autres maladies respiratoires chroniques. Elles augmentent aussi la vulnérabilité aux infections respiratoires.

Les particules fines peuvent également provoquer chez les groupes sensibles des maladies et des accidents cardiovasculaires.

Plusieurs études épidémiologiques montrent que les visites à l’urgence, les admissions dans les hôpitaux et les décès augmentent lorsque les concentrations de particules fines dans l’air s’élèvent. Les effets sur de longues périodes d’exposition, moins bien documentés que les effets à court terme, se traduisent par une diminution permanente des fonctions pulmonaires ainsi que par une augmentation des taux de mortalité par maladie cardiovasculaire et cancer du poumon.

La nature des substances chimiques liées aux particules est un déterminant important de leurs effets toxiques. La présence sur les particules de substances comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les dioxines et des métaux explique leurs effets cancérogènes. Des études récentes commencent à lever le voile sur les mécanismes qui entraînent des effets sur la santé, que ce soit par les particules elles-mêmes ou par leurs interactions possibles avec d’autres polluants.

La végétation est aussi altérée par le dépôt de particules sur les feuilles, réduisant l'apport en lumière et diminuant l'efficacité de la photosynthèse. Par leur composition, les particules peuvent aussi attaquer directement la structure des feuilles (nécrose) et la composition du sol. L’affaiblissement qui en résulte peut rendre la plante plus vulnérable aux maladies et aux parasites.

Enfin, en absorbant ou en diffusant la lumière, les particules fines forment un genre de brume dans l’air qui diminue la visibilité.

Le dioxyde de soufre (SO2)

Nature et description

Le dioxyde de soufre (SO2) est un gaz incolore dont l’odeur est âcre et piquante. Il provient principalement de procédés industriels et de la combustion de carburants fossiles contenant du soufre. Des concentrations élevées de ce polluant peuvent être observées à proximité de sources industrielles. À la suite de réactions chimiques dans l’atmosphère, le SO2 se transforme en sulfates (sous forme liquide ou solide).

Sources d’émission

Les principales sources de SO2 sont l’industrie (88,3 %) et le transport (7,6 %). Les émissions de SO2 d’origine industrielle ont diminué au cours des 25 dernières années, à la suite des améliorations apportées aux procédés et aux systèmes d’épuration industriels.

Les sources de dioxyde de soufre (SO2) au Québec en 2000 (1)

Les sources de dioxyde de soufre (SO2) au Québec en 2000

(1) Excluant les sources à ciel ouvert comme les feux de forêts.

Source : Environnement Canada, Inventaire national des rejets de polluants, 2004.

Effets sur la santé et l’environnement

Le SO2 est un gaz irritant qui agit en synergie avec d’autres polluants, notamment avec les particules. On lui attribue des symptômes comme la toux, la diminution de la capacité pulmonaire et l’aggravation des maladies pulmonaires et cardio-vasculaires. Les asthmatiques sont particulièrement sensibles au SO2. À long terme, une exposition au SO2 peut augmenter le risque de développer une maladie respiratoire chronique.

Le SO2 contribue aussi au problème des précipitations acides de même qu’à la formation de particules fines en suspension.

Le dioxyde d'azote (NO2)

Nature et description

Le dioxyde d’azote (NO2) est un gaz irritant généré par tous les processus de combustion. En effet, à haute température, l’azote et l’oxygène de l’air se combinent pour former du monoxyde d’azote (NO). Ce dernier se transforme plus ou moins rapidement en NO2. Ces deux substances, le NO2 et le NO, sont les principales composantes de la famille des oxydes d'azote (NOx). Le NO2 est l'un des constituants du smog; il lui donne sa couleur brunâtre, diminue la visibilité et, lorsqu’il est présent en grande quantité, favorise la formation d’ozone. À la suite de réactions chimiques dans l’atmosphère, le NO2 se transforme en nitrates (sous forme liquide ou solide).

Sources d’émission

Les principales sources d’oxydes d’azote sont majoritairement associées au transport (84,6 %) et aux processus de combustion (10,3 %) provenant du secteur de l’industrie.

Les sources d'oxydes d'azote au Québec en 2000 (1)

Les sources de dioxyde d'azote (NO2) au Québec en 2000

1) Excluant les sources naturelles comme l’activité bactérienne, la foudre et les feux de forêts.

Source : Environnement Canada, Inventaire national des rejets de polluants, 2004.

Effets sur la santé et l’environnement

Le dioxyde d’azote peut irriter les poumons, provoquer la toux et diminuer la résistance des voies respiratoires aux infections. Lorsque les concentrations sont très élevées, le NO2 peut engendrer un œdème pulmonaire. Les personnes les plus sensibles au NO2 sont les asthmatiques et les bronchitiques.

Le NO2 contribue aussi à la formation des précipitations acides et des particules fines en suspension.

Le monoxyde de carbone (CO)

Nature et description

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz incolore, inodore et insipide produit par la combustion incomplète de toute matière organique, incluant les carburants fossiles (dérivés du pétrole), les déchets et le bois. Une fois dans l'atmosphère, il se transforme éventuellement en dioxyde de carbone (CO2), un des plus importants gaz à effet de serre. En ville, on observe les concentrations maximales de CO aux heures de pointe de circulation automobile, à proximité des autoroutes et des grandes artères urbaines.

Sources d’émission

Les principales sources de monoxyde de carbone sont le transport (75,7 %), le secteur industriel (13,5 %) et le chauffage au bois (10,6 %).

Les sources de monoxyde de carbone (CO) au Québec en 2000 (1)

Les sources de monoxyde de carbone (CO) au Québec en 2000

(1) Excluant les sources à ciel ouvert comme les feux de forêts.

Source : Environnement Canada, Inventaire national des rejets de polluants, 2004.

Effets sur la santé et l’environnement

Le monoxyde de carbone est un polluant toxique, et ce, qu’il soit respiré en fortes concentrations à court terme ou à faible dose à long terme. Il pénètre rapidement dans le sang où il réduit l’apport d’oxygène aux organes et aux tissus. Les fumeurs et les personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires sont les plus affectés par le CO. Les symptômes d’intoxication se traduisent par des étourdissements, des maux de tête, de la somnolence, des troubles de motricité ou de vision ainsi que par une diminution de la dextérité et des réflexes.

Retour à la page d'accueil


 

| Accueil | Plan du site | Courrier | Quoi de neuf? | Sites d'intérêt | Recherche | Où trouver? |

 | Politique de confidentialité | Réalisation du site | À propos du site |

© Gouvernement du Québec, 2002