Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Indice de la qualité de l'air (IQA)

La méthode de calcul de l’indice de la qualité de l’air (IQA)

Toutes les heures, un indice de la qualité de l’air est calculé à partir des cinq contaminants suivants : l’ozone, les particules fines, le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote et le monoxyde de carbone.

Pour chacun des polluants mesurés à l’une ou l’autre des stations du réseau de surveillance de la qualité de l’air, un sous-indice est d’abord calculé. Le sous-indice se calcule en divisant la concentration mesurée d’un polluant par la valeur de référence correspondante et en multipliant le résultat obtenu par 50. La valeur de référence d’un polluant est la concentration à partir de laquelle on considère que la qualité de l’air est « mauvaise ». Cette valeur est déterminée selon des critères de protection de la santé humaine. Les valeurs de références sont les suivantes :

Polluant

Type de mesure

Valeur de référence

Ozone (O3)

Moyenne horaire

82 ppb

Particules fines (PM2,5)

Moyenne des trois dernières heures

35 µg/m3

Dioxyde de soufre (SO2)

Maximum sur quatre minutes 1

200 ppb

Dioxyde d'azote (NO2)

Moyenne horaire

213 ppb

Monoxyde de carbone (CO)

Moyenne horaire

30 ppm

1 Maximum des concentrations moyennes sur quatre minutes observé au cours d’une heure donnée.

Le sous-indice dont le résultat est le plus élevé est ensuite utilisé pour désigner l’indice de la qualité de l’air à cette station. Il n’est pas nécessaire que tous les polluants soient mesurés à une station pour calculer l’IQA. Voici un exemple de calcul où seuls l’ozone, les particules fines et le dioxyde de soufre sont mesurés à une station donnée.

Exemple de calcul

Sous-indice O3 = (90 ppb / 82 ppb) X 50 = 55

Sous-indice PM2,5 = (51 µg/m3 / 35 µg/m3) X 50 = 73

Sous-indice SO2 = (49 ppb / 200 ppb) X 50 = 12

L’indice de la qualité de l’air correspond au plus élevé des sous-indices : IQA = 73

L’IQA d’une région ou d’une ville correspond au plus élevé des indices de la qualité de l’air mesurés aux stations représentatives du territoire.


Échelles spatiales de représentativité

L’indice de la qualité de l’air est présenté selon deux échelles de représentativité spatiale. À l’échelle régionale, le calcul de l’IQA s’appuie sur les mêmes régions que le programme de prévision Info-Smog, car ce niveau est caractéristique de la problématique du smog.

Régionale

Les stations utilisées pour le calcul de l’IQA à l’échelle régionale ont une représentativité spatiale de l’ordre de 100 à 150 kilomètres. Les régions présentées sur la carte sont les régions météorologiques. Elles correspondent aux régions utilisées pour la diffusion des prévisions du temps et de la qualité de l’air. À cette échelle, les polluants responsables des valeurs élevées de l’IQA sont les particules fines ou l’ozone pendant l’été; ils se limitent aux particules fines pendant l’hiver.

Locale (secteur)

Les stations dont les données sont utilisées pour le calcul de l’IQA à l’échelle locale ont une représentativité spatiale de l’ordre de 1 kilomètre ou moins. Ces portions de territoire désignées comme « secteurs urbains » sont représentées sur la carte par des cercles. Dans ces secteurs, il arrive que certains polluants atmosphériques, comme le dioxyde de soufre et les particules fines, exercent une influence significative sur les valeurs de l’IQA, en raison de la présence de sources locales : industries, activités de transport, chauffage résidentiel au bois etc. Par conséquent, les secteurs présentent souvent des caractéristiques qui leur sont propres. Certains témoignent de divers types d’activités humaines polluantes susceptibles d’avoir une influence dans une grande quantité d’endroits au Québec, comme le chauffage résidentiel au bois. Les types d’influence qui caractérisent un secteur sont différents selon les sources locales.

Mise en garde
Le nombre de secteurs définis à l’aide de l’IQA est relativement restreint. De plus, toutes les substances polluantes ne sont pas mesurées. Par conséquent, le portait de la qualité de l’air ainsi établi n’est que partiel.

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